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U Tour de France, ma per chì fà ?

À qualchì ghjornu di a partenza, a scimizia di u "Tour" hè ghjunta in Corsica. À tal puntu ch'è no ùn avemu mancu u dirittu d'interrugacci.



Ùn hè mancu una magagna.
Ùn hè mancu una magagna.
Allora eccu. Quist'annu ci anu rigalatu u Tour de France è ci vole à esse bravi : "on a intérêt à donner une bonne image de la Corse alors tenez-vous bien".

Focu à a ceppa ! Trippa s'ella casca à u mumentu quandu u ciclisimu hè diventatu u sport u menu credibile di u mondu.

D'altronde Paul Giacobbi l'avia detta : "ceux qui sont contre le Tour de France en Corse ne sont jamais contents de rien". U dibattitu hè dunque chjosu. Ma noi à A Piazzetta avemu u dirittu d'esse azezi allora ci hè qualchì dumanda chè no ci pudemu pone.

Quantu costa ? I media anu parlatu d'un investiscimentu di a CTC di 3,5 milioni d'euri. Ma à chè currisponde stu sciffru ?

I travaglii stradali ? Peghju chè i JO in China, u Tour de France arrega una mansa di travaglii nant'à e strade. Nunda chè in L'Arinella in Bastia ci n'hè pè 1,7 milioni d'euri.

Les retombées ? Ma chì retombées ? Georges Mela s'infiara è cappia e bombe : "Le coût est insignifiant comparé aux retombées économiques et médiatiques. Pour une ville de départ du Tour de France, il y a 15 millions d'euros de retombées économiques immédiates".

15 milioni ?!? Accidenti ! Felicitemu à Georges Mela, ma a spiegazione di stu jackpot di quindeci milioni, aspettemu sempre.

Finalmente, dopu ci anu dettu : "non il n'y aura pas vraiment de retombées économiques, des retombées médiatiques". S'elli dicenu cusì, hè ch'ellu hè gattivu segnu.

U Tour de France costa assai caru è certe cummune di Francia ùn ne volenu più. Troppu caru in tempi di crisa.

Ma in Corsica di siguru, ci vole à chjode a bocca. Ùn si parla micca di criticà, solu di ponesi unepoche di dumande. Quantu costa ? Cosa ci hà da vince a Corsica, in veru ? Nant'à u pianu ecologicu, chì sò i rìsichi ? Ùn parlemu mancu di a panicca nant'à e strade.

In i media corsi, hè l'omertà. Tutti ci vendenu u Tour cum'è un evenimentu impurtantissimu pè i vinti prussimi anni di a Corsica, nunda chè quessa. Vi và ?

Solu Didier Rey, à Cuntrastu, s'hè interrugatu :

"Le problème avec ce genre de compétition, c'est que si vous émettez ne serais-ce qu'une critique, aussitôt vous êtes accusé d'être un traître à la patrie et vous méritez le peloton d'exécution. Pourtant, un certain nombre de questions méritent d'être posées.

D'abord il y a le fait de vouloir obtenir une compétition et ensuite de justifier qu'il y aura des retombées économiques. En général on commence par le contraire. On essaie de savoir s'il y aura des retombées économiques et ensuite on investit. Déjà ça c'est malsain.

Ca n'empêche pas de poser des questions. Ca va attirer des gens en Corse à ce moment-là. Mais le mesurer sera difficile. Parce qu'en même temps ça va en dissuader d'autres de venir. Economiquement il reste à prouver que ce sera positif. On va mobiliser des moyens publics très importants. On met des infrastructures routières aux normes c'est très bien, mais ça veut dire que c'était faisable. Pourquoi attendre une compétition et ne pas l'avoir fait avant ? Le contrecoup financier et le contrecoup écologique, l'impact carbone d'une telle compétion, le fait d'arriver sur un site classé comme La Parata ? Il y a des questions qui méritent d'être posées."


In più, ùn ci serà mancu Lance Armstrong.

u 20 di Ghjugnu 2013



1.mandatu da Giovellina u 20/06/2013 01:51
Pour accueillir un départ d'étape ou une arrivée du Tour de France, les villes doivent payer le groupe Amaury Sport Organisation , organisateur de la Grande Boucle. Dix pour cent des recettes d'Amaury sport organisation sur le Tour proviennent des villes étapes.

Il faut compter environ 50.000 € pour accueillir un départ d'étape, 90.000 € pour une arrivée et de 130.000 € à 150.000 € pour être à la fois ville d'arrivée et de départ. Chaque année, plus de 250 communes postulent pour accueillir le Tour.

A cette somme, il faut bien évidement ajouter des frais de voirie, de décoration ou encore de sécurité. En effet, les villes d’étape du Tour doivent effectuer des aménagements et entretenir l’infrastructure routière et les parkings d’étapes, mais également fournir des barrières pour les deux derniers kilomètres de la course et mettre des locaux à disposition. Enfin, ce sont les collectivités qui doivent s’occuper de nettoyer les lieux après le passage de la Caravane du Tour. En 2011, Besançon avait déboursé 400.000 €.

Pour être une ville de Grand Départ, il faut même débourser entre 2 et 10 millions d’euros. En 2007, pour accueillir le Grand Départ du Tour de France, Londres avait payé 10 millions d’euros.

À partir d’un cahier des charges très dense, la municipalité est dans l'obligation de réaliser des travaux. Elle doit aménager la signalisation routière, procéder à la réfection et au nettoyage des chaussées, mobiliser des équipes municipales pour poser plusieurs kilomètres de barrières de sécurité ou encore mettre à disposition des locaux suffisamment spacieux pour installer une salle de presse pouvant accueillir 450 journalistes de presse écrite. De plus elle doit mobiliser les forces de l'ordre qui participent au bon déroulement de l'épreuve. Certaines artères de la ville étant réservées pour l'épreuve, il faut aussi repenser la circulation.
Toute cette logistique est à la charge de la commune hôte. Ce sont autant de dépenses que les plus petites villes ne peuvent pas supporter seules. Elles se tournent alors vers les conseils généraux et sollicitent l'appui de la région pour parvenir à financer l'événement.

2.mandatu da Festiculu u 20/06/2013 09:54
Eiu dicu chi ghje be. Puntu e basta!

3.mandatu da bastiacciu stortu u 20/06/2013 10:56
chje be , quandu tutti sti "sportivi " si fèrmèranu a piscia a bor'di strada , un ci sera piu bisognu di cantuneri pè dui o trè anni ....!!!

4.mandatu da ghjuva u 20/06/2013 11:40
chelli andessenu a fassi leghje in francia!

5.mandatu da claude e. u 20/06/2013 15:41
baccala per corsica...

6.mandatu da Leandri u 20/06/2013 17:28
VALLS ha dettu: "LA SIGNATURE DU PEI ET LE PASSAGE DU TOUR SONT LA PREUVE IRREFUTABLE QUE LA CORSE FAIT PARTIE INTEGRANTE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE". Cosa vi ci vole di più? Avete da truvà torna scuse à sta scruccuneria/cumedia di u TDF?

7.mandatu da ANTO u 20/06/2013 18:20
Avemu a esse carchi di 'retombées " cume quelle di Tchernobyl chi un so mai ghjunte qui .Ma cun tuttu issu mondu a nutrisce avemu a esse in panna di "broutche" e di "figatelle" .E i soldi messi nantu a u percorsu di u giru ,mancheranu nantu a l'altre strade chi so veri troncacolli .Un affare chi ci fera piglia appena di piu fondu .In Grenoble paganu sempre pè i ghjogui d'invernu di u 68......

8.mandatu da livia u 21/06/2013 02:07
Avete vistu e vitture ? In più d'avè manghjatu u CoooChooonoouuuuu (le petit saucisson bien de chez nous), anù betu e micca acqua, nò nò nò ! anù ancu dà pichjà ! un lasciate micca i ziteddi a bordu di strade !

9.mandatu da joe le lapin u 21/06/2013 20:32
Evviva u giru di francia ,tutti nant'a e strade ,site contra a tuttu ,truvate sempre scuse per u fa nunda ,ma chi populu.

10.mandatu da stumacatu u 22/06/2013 16:00
"Le coût est insignifiant comparé aux retombées économiques et médiatiques. Pour une ville de départ du Tour de France, il y a 15 millions d'euros de retombées économiques immédiates".

Ie, ô Georges...

Quale hè chi hà da pagà ? Tutti !!

Quale hè chi hà da toccà ? Sempre listessi...

E quale hè chi hà da strazia per nulla ? A maio parte di i portivechjacci per che certi ricconi possenu avè un 4x4 piu bellu che quellu di l'anu passatu e passà e so vacanze d'invernu à u sole... o cumprassi un club di ballo in Francia !

Tuttu va bè.

11.mandatu da stumacatu u 23/06/2013 09:23
Sariamu "contru à tuttu"...

Ghjè, un so contru à nulla ma, cume un mi piace tantu d'esse straziatu, un curru micca apressu cio chi mi m'hà da costà soldi senza dami altru nulla che danni o complicazione !!

E po, un bastanu Corse-Matin, RCFM, FR3 e Via Stella per di sempre listesse cose...?!!

12.mandatu da ghjuva u 23/06/2013 21:13
tantu soldi spesi per sta merda!!"

13.mandatu da LIOI NICOLAS u 01/07/2013 14:43
Savez-vous que l'impact médiatique du Tour de France en Corse nous fait perdre de l'argent sur une courte durée mais largement rattrapable l'été prochain. C'est un gain accumulable sur une longue durée; c'est une règle économique que vous oubliez.

C'est une chance d'accueillir des sportifs qui aiment ce qu'ils font, et qui rêvent de partir sur nos terres pour avoir la chance d'y découvrir la difficulté de notre terrain et la beauté de nos paysages.

Alors avant de critiquer, pensez à la bonification que cet événement va apporter à l'île

14.mandatu da stumacatu u 01/07/2013 17:52
Apposta che stu sgio parlà in francese, parleraghju in a so lingua...

Oui, oui, on connait la "musique" des retombées...

Mais en réalité, peu importe : ce sont des investissements publics pour des profits privés qui seront, de plus, dépensés ailleurs !!

Un peu comme la privatisation des bénéfices des banques et la nationalisation de leurs pertes...

De même, qu'on connait "la beauté des paysages de Corse"... qui attisent tant d"appétits, ici et ailleurs !!

Au point que nous avons de plus en plus de mal à vivre chez nous tant les prix flambent et que nous nous demandons comment nos enfants pourront se loger ici (voire s'il y aura une place pour eux !) et ce qu'il pourra leur rester de nos maigres bien familiaux lorsqu'ils devront payer des droits de successions exorbitants.

On n'y peut rien d'accord, et c'est même le choix d'une majorité de corses inconscients des enjeux à venir, et donc un choix que le démocrate que je suis respecte, mais ne nous faites pas avaler des couleuvres en sous-entendant que tout va bien !!

Cela dit, c'est vrai que ça va bien, très bien même, et ça ira même de mieux en mieux pour certains qui ont déjà beaucoup, pour ne pas dire tout...!!

Et pour les autres, l'immense majorité des gens ?!!

Et qu'est devenue moralement et physiquement cette île livrée à tous les appétits, les plus plus vils et sans scrupules ?
Qu'avons-nous gagné et qu'avons-nous perdu dans ce développement incontrôlé à marche accélérée ?!!
Que reste-t-il de nos valeurs humaines...?

L'endroit d'Europe où il y a le plus de meurtres !
L'endroit de France où on construit le plus (plusieurs fois la moyenne nationale) !
Un des rares endroits au monde où il y a plus d'habitations secondaires que principales !
Des produits et services pour milliardaires... dans une île pauvre avec des revenus moyens parmi les plus bas de France !
Un endroit où parler sa langue choque les allogènes !
Un endroit où on peut tranquillement dire des généralités malsaines sur les autochtones (dont on ne reconnait pas par ailleurs l'existence en tant que communauté - notez la contradiction !!) qui conduiraient en prison si elles étaient dites sur d'autres minorités !
Une île où la LOI littorale FRANÇAISE n'est respectée nulle part, tant dans les constructions que dans le libre accès LÉGAL aux plages !!

Je laisse à chacun le soin de continuer cette liste de dérives...

Et puis, enfin, quelle place dans cette île, son île, pour ce petit peuple et sa langue qu'on refuse obstinément de reconnaître alors qu'il ne demande qu'à exister sur sa terre ancestrale, sans rejeter les autres contrairement à ce qu'on veut bien faire croire...?!!

On ne reconnait même plus la géographie de la Corse en la classant sans vergogne dans les "paysages de France" en mélangeant allègrement géographie et politique !!

Pourtant, que je sache, les îles, toutes les îles, sont les seuls territoires qui ont une existence indiscutable et ne résultent pas de conglomérats hétéroclites - sommes de conquêtes, d'arrangements et d'achats - comme tous les pays continentaux du monde.

Je ne suis pas du tout un extrémiste mais, bien au-delà de ce que dit ce monsieur, trop de contre-vérités et de non-sens, c'est trop !!

Piu Stumacatu che mai !

Novu cumentu :